Les jeunes aux jeans larges, baggies et casquettes à l'envers viennent bouleverser la hiérarchie des Costards, blazes et autres Ganila ! Mais aussi cette page, fait office de tremplin, car à la station tout ce temps durant, nous avons fait le trop plein de carburant. Alors, temps est venu d'entendre les sans voix et nous n'allons pas y aller par cent voies. Vous voyez comme les marseillais nous allons aller droit au but sans louvoyer.
Pendant très longtemps nous avons été pris pour ne nous contenter de rien, comment se fait-il que les gens comme nous n'ont jamais accès aux biens ? Notre avis ne compte pas nous sommes juste des pantins que les politiques et nos dirigeants utilisent à leurs fins. Mais qu'ils sachent que nous ne nous laisserons pas faire et que nous ne lâcherons pas l'affaire, que nous nous battrons par tous les moyens nécessaires pour qu'enfin justice, discipline, travail, rigueur, démocratie soit des réalités vécues par le sénégalais lambda et non un mirage ou un goût dont la saveur nous est inconnue. Alors Mesdames, Messieurs soyez prévenus car :
Le combat continue tant qu'il y aura autant d'injustice dans ce pays, tant qu'on continuera à arrêter et emprisonner des innocents et à donner raison aux plus grands malfrats sous couvert du pouvoir.
Le combat continue tant que nous assisterons impuissants à la mort de nos proches par manque d'assistance médicale.
Le combat continue tant que nos enfants, frères et s½urs n'auront pas droit à une bonne éducation tant qu'ils passeront plus de temps dehors que dans les sales de classe.
Le combat continue tant que l'océan verra échouer nos frères et s½urs qui n'ont pas trouvé la force de survivre dans ce bled
Le combat continue tant que l'eau des pluies viendra nous déloger de nos habitations à Guinaw rail, gounass ou thiaroye.
Le combat continue tant que nous paierons l'électricité et que nous n'aurons pas le courant, tant qu'il y'aura des Balla Gaye à l'université.
Le combat continue tant que la constitution sera violée, tant que le pouvoir aura le dessus sur la justice, tant qu'on nous imposera l'injustice.
Le combat continue tant que l'argent du contribuable servira à remplir les comptes en banque.
Le combat continue tant qu'à la télé ne passent que des clips, vidéos et films qui pervertissent nos enfants.
Le combat continue tant que les pédophiles, les violeurs, les agresseurs persisteront dans leurs actes ignobles et feront leurs quartiers dans les plus hautes sphères de l'état.
Le combat continue tant que l'économie et le transport ne sont pas contrôlés et bien gérés, tant que l'association des consommateurs se battra pour autre chose que le bien des consommateurs.
Le combat continue tant que nos idoles continueront à faillir dans leurs rôles.
Le combat continue tant qu'on voudra nous faire croire que tout ce qui marche dans ce pays rime avec Karim
Le combat continue tant que nos dirigeants ne seront pas conscients du fait que si ce n'était pas le peuple, eux ils seraient rien du tout.
Le combat continue tant que le pouvoir ne restera pas au peuple.
C'est ca le hip hop, dénoncer, oui ! Mais aussi éduquer et divertir ; dire les choses avec sagacité, continuer la saga de la cité, inciter les gens à faire leur propre mea culpa. Alors le moment d'une page ramener les gens sur terre, leur montrer une autre facette de notre vie, de notre Sénégal. Une réalité autre que ce qu'on a l'habitude de voir dans les magazines people. Ce Sénégal en éternel fête, où l'argent coule à flot. Ce Sénégal des boites de nuits, des jolies filles, belles mais aux m½urs légères. Ce Sénégal sournois qui a toujours le sourire aux lèvres. A partir d'aujourd'hui dans votre magazine préféré nous allons vous présenter l'autre Sénégal, le pays d'en face via le hip hop. Enlever ce store qu'il ya entre vous et cette culture urbaine afin que vous puissiez voir et comprendre pourquoi elle suscite autant d'intérêt chez les jeunes. Et pourquoi nous sommes aux services de "Her Infinite Power Helping Oppressed People"(hip hop)* Assalamou Aleikoum !